Élections fédérales 2019

Les engagements des partis en matière de lutte contre la pauvreté

Le 12 septembre 2019, le Collectif a invité les six principaux partis fédéraux à répondre à une question toute simple:

« Si vous prenez le pouvoir le 21 octobre, que comptez-vous faire pour réduire de 50 % le taux de pauvreté d’ici 2030? » *

* Cette cible de réduction du taux de pauvreté de 50 %  (par rapport à 2015) est fixée par la Loi sur la réduction de la pauvreté qui vient d’être adoptée par le Parlement canadien.

À noter que la page sera mise à jour au fur et à mesure de la réception des réponses.

Les partis qui ont répondu jusqu’à maintenant:

BLOC QUÉBÉCOIS
NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE
PARTI LIBÉRAL DU CANADA
PARTI VERT DU CANADA


 BLOC QUÉBÉCOIS

(Pour le Bloc québécois, la question était: « Que proposez-vous pour réduire de 50 % le taux de pauvreté d’ici 2030? »)

Le Bloc Québécois est d’avis qu’un des piliers de la lutte à la pauvreté est la solution du déséquilibre fiscal qui empêche le Québec et les provinces d’investir adéquatement dans ses programmes sociaux.

En effet, selon plusieurs experts, notamment l’ancien directeur parlementaire du budget, Kevin Page, le gouvernement fédéral n’a aucune compétence en matière de politiques sociales, mais c’est pourtant lui qui possède le « pouvoir fédéral de dépenser ». Ainsi, alors qu’il dispose de la plus grande partie des revenus, il refuse de répartir l’argent des contribuables de façon équitable avec le Québec et les provinces, afin qu’ils puissent prendre leurs entières responsabilités pour régler des problématiques sociales (santé, éducation, assurance-emploi, logement, etc) exigeant de plus de en plus d’investissement.

L’histoire nous a appris que ce sont les transferts au Québec et aux provinces qui subissent les pires coups lors de coupes budgétaires du fédéral. Nous n’avons qu’à penser aux coupes dans l’indexation du transfert en santé de 6 % à 3 % initiées par Stephen Harper et avalisées par Trudeau. Cela représente moins que le niveau d’augmentation des dépenses en santé chez nous. Le Québec a toujours été une génération d’avance en matière de politiques sociales. Le fédéral n’est historiquement pas fiable en matière de santé, en éducation et en services sociaux. Durant les années 90, Jean Chrétien se vantait devant les pays du G7 qu’il n’avait qu’à couper dans les transferts en santé pour atteindre l’équilibre budgétaire et que de toute façon la population manifesterait contre les gouvernements du Québec et des provinces plutôt que contre son gouvernement.

Le Bloc reprendra la lutte contre le déséquilibre fiscal en commençant par exiger une hausse des transferts en santé de 6% par année pour qu’ils atteignent un niveau équivalent à au moins 25 % des dépenses du Québec dans ce domaine. Cette coupe fédérale entraîne, pour le Québec, un manque à gagner cumulatif de 13,7 milliards de dollars sur dix ans (de 2017-2018 à 2026-2027). Nous exigerons que le vieillissement de la population soit pris en compte dans le calcul des transferts en santé.

De plus, le Bloc Québécois propose, à l’instar du gouvernement du Québec, une hausse graduelle de l’enveloppe du TCPS au niveau de 1994-1995 tenant compte de l’inflation. Ce rattrapage atteindrait 3,2 milliards de dollars en 2026-2027, dont plus de 800 millions pour Québec.

Ceci étant dit, le Bloc Québécois exige des mesures précises pour lutter contre la pauvreté, notamment dans le domaine de l’accès au logement et à l’itinérance, de l’assurance-emploi, de la sécurité du revenu de nos aînés, de même que l’accès pour les Québécois à un régime universel de médicaments.

Enjeux en itinérance et accès aux logements

Le programme IPLI est une partie intégrante d’une politique sociale de lutte à la pauvreté, compétence exclusive des gouvernements du Québec et des provinces. Or, malgré la politique en itinérance du Québec mise en place en 2014, les partis fédéralistes veulent imposer leurs propres priorités au Québec et à ses régions par le biais d’une reddition de compte relative aux investissements et aux résultats de l’application de ces programmes fédéraux mal adaptés.

La toute récente entente Canada-Québec semble, selon les organismes du milieu, « être une diversité d’actions sous camisole de force ». Donc, comment un système qui vise essentiellement à placer les gens en logement parviendra à respecter l’approche communautaire et globale en itinérance au Québec?

C’est pourquoi une lutte anti-pauvreté commande minimalement l’arrêt d’ingérences dans les compétences du Québec en matière d’itinérance, de même que l’octroi de sa juste part, c’est-à-dire plus de 50 millions de dollars par année en itinérance.

Selon les libéraux, la Stratégie nationale sur le logement (SNL) devait venir en aide, au cours de la prochaine décennie, à 530 000 familles du pays ayant des besoins en matière de logement, et réduire l’itinérance chronique de 50 %. D’ailleurs, le Directeur parlementaire du budget affirmait, dans son étude sur cette stratégie en juin 2019 : « La Stratégie nationale sur le logement (SNL) 2017 du Canada a consacré, sur une période de dix ans, soit de 2018-2019 à 2027-2028, du nouveau financement aux programmes de soutien à l’abordabilité des logements. Sur les dix ans de la SNL, et si l’on y ajoute les engagements précédents et à venir, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) prévoit de consacrer en moyenne 2,8 milliards de dollars par année aux programmes d’aide au logement. ll n’est pas certain que la Stratégie nationale sur le logement réduira la prévalence des besoins en logement par rapport aux niveaux de 2017. Dans l’ensemble, la Stratégie nationale sur le logement du Canada maintient grosso modo le financement des activités actuelles au même niveau, mais réduit légèrement le financement ciblé des ménages ayant des besoins impérieux de logement. Enfin, les postulats de la SCHL quant à l’impact de la SNL ne reflètent pas l’impact probable de ces programmes sur la prévalence des besoins en logement. »

Effectivement, dans les provinces où des ententes ont été conclues, les sommes découlant de la Stratégie sont loin d’être suffisantes pour faire face à la crise du logement et aux besoins importants de rénovation des logements sociaux déjà construits. Le FRAPRU affirme d’ailleurs que : « malgré l’adoption de la première Stratégie canadienne sur le logement, on peut dire que l’éléphant a accouché d’une souris. »

En matière de logement, le Bloc demande le maintien des subventions actuelles destinées aux conventions, tout en bonifiant le budget alloué à la construction, la rénovation et la transformation de logement social et abordable. Il continue également d’exiger un réinvestissement progressif jusqu’à l’atteinte de 1% des revenus annuels du fédéral, soit 3 milliards $, de même que des transferts d’argent sans condition pour ne pas entraver le fonctionnement des programmes québécois mieux adaptés à la réalité. Finalement, le Bloc Québécois proposera la mise en place de crédits d’impôt pour les logements intergénérationnels permettant les rénovations écoénergétiques, l’aménagement de résidences multigénérationnelles et autres rénovations permettant aux personnes dont le niveau d’autonomie diminue de rester chez elles.

Un véritable régime d’assurance-emploi

Le fait de confondre l’assurance-emploi avec le Trésor public ou de les faire fondre l’un dans l’autre est maintenant la norme à Ottawa. Le régime a perdu sa vocation première et presque sa raison d’être : le régime doit en être un d’assurance pour les travailleurs qui perdent leur emploi et non pas une taxe au travail! Le Bloc propose donc un examen complet du régime de l’AE qui n’a pas été fait depuis 15 ans et y demandera notamment une réelle caisse d’assurance-emploi autonome, une meilleure accessibilité (360 heures), une hausse du taux de prestations du revenu (55 à 60%), l’abolition du délai de carence, une plus longue période de prestations et l’abolition du Tribunal de la sécurité sociale. De plus, cette refonte du régime se pencherait sur les prestations spéciales, incluant la prolongation de la période de prestations de maladie de l’assurance-emploi.

Retraites

Nos aînés méritent de profiter de leur retraite en toute quiétude. C’est pourquoi le Bloc Québécois proposera une réforme des pensions de vieillesse pour protéger le revenu des ménages. Deux millions de personnes profiteront de cette mesure, qui garantira aussi à long terme le maintien de leur pouvoir d’achat. De plus, le Bloc continuera son travail pour bonifier le SRG.

Les travailleuses et travailleurs du Québec aussi méritent de profiter de leur retraite en sécurité. Le Bloc continuera de travailler à faire des caisses de retraite des créanciers prioritaires en cas de faillite d’une entreprise.

L’accessibilité aux médicaments

Actuellement, le prix des médicaments d’origine est fixé par un mécanisme comparatif avec 4 pays où les médicaments sont parmi les plus chers de la planète. Le gouvernement fédéral a annoncé à la fin de l’année 2017, qu’il allait apporter des changements au règlement touchant le Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés. La réforme devrait – entre-autres – retirer les États-Unis de cette liste, ce qui ferait baisser les prix de référence des nouveaux médicaments (les prix aux États-Unis équivalent en moyenne à plus de 250% des prix au Canada).

Le nouveau règlement devait être adopté en janvier 2019, mais Ottawa a tardé à l’adopter à cause de la pression exercées par les pharmaceutiques. La mise en oeuvre du règlement a été repoussée d’un an, au mois d’août 2020. Le Québec pourrait économiser, à termes, environ 500 M$ annuellement sur l’achat de médicaments.

Aidants naturels et soins à domicile

Tout le monde souhaite rester à la maison et en santé le plus longtemps possible. Il peut donc arriver que l’on ait besoin de l’aide d’êtres chers, dont le dévouement doit être compensé par le fédéral. Le Bloc propose que qu’une partie du crédit d’impôt pour aidants naturels devienne remboursable.

De plus, le Bloc Québécois propose que, à l’instar du gouvernement du Québec, le fédéral octroie le crédit pour les aidants naturels de façon automatiquement, sur la base d’une grille de calcul simple.

Prenez note que le Bloc Québécois publiera sous peu des mesures supplémentaires sous la forme d’une plateforme pour les aînés.

 

NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE

Le NPD milite depuis longtemps en faveur de l’elimination de la pauvreté des enfants. Lors de son discours à la Chambre des communes en 1989, l’ancien chef du NPD, M. Ed Broadbent, a présenté une motion visant l’élimination de la pauvreté infantile au Canada d’ici l’an 2000.

Trente ans après l’adoption unanime par la Chambre des communes de cette motion, plus d’un million d’enfants canadiens vivent encore sous le seuil de la pauvreté. Ces enfants ne mangent pas à leur faim, vont encore à l’école l’estomac vide, vivent dans des logements insalubres et grandissent sans endroit où se sentir chez eux.? Cette situation est la faute des gouvernements libéraux et conservateurs successifs, au pouvoir depuis des décennies, qui ont créé une mosaïque de mesures sous-financées qui laissent encore aujourd’hui des millions de Canadien·nes vivent encore aux prises avec ces difficultés. Plusieurs régions ou se trouve une importante population autochtone font face à des taux de pauvreté infantile encore plus élevés, et ces taux n’ont pas diminué de façon notable depuis que les libéraux ont été élus en 2015. C’est inadmissible. Les libéraux ont même présenté une stratégie de réduction de la pauvreté sans investir un seul nouveau dollar, envoyant ainsi le message aux Canadien·nes avec des besoins immédiats qu’ils et elles doivent continuer d’attendre.

Cette situation est intolérable et nous avons le devoir d’agir. Il faut devancer l’échéancier pour réduire la pauvreté avec notre plan. Au NPD, nous croyons qu’il est possible d’atteindre notre objectif de réduire de 50 % le taux de pauvreté d’ici cinq ans.

Nous devons avoir le courage, et les mesures concrètes, pour bâtir un Canada sans pauvreté, où l’ensemble des Canadien·nes peuvent compter sur des services publics de qualité et un soutien communautaire pour les aider à mener une vie digne. Un élément central de notre approche consistera à enchâsser le droit au logement dans la loi et à commencer à travailler dès maintenant pour mettre fin à l’itinérance au Canada d’ici une décennie. Dans un pays aussi riche que le Canada, rien ne peut justifier que les enfants vivent dans la pauvreté ou se retrouvent mal loges, sans domicile fixe ou même sans toit au-dessus de la tête.

Notre stratégie en matière de logement social et abordable comprendra des mesures visant à soutenir les Canadiennes et Canadiens qui risquent de devenir sans-abri en s’inspirant des initiatives et des besoins locaux, ainsi qu’en adoptant une approche « le logement d’abord ». Pour aider les gens à trouver un logement abordable à long terme, nous appuierons la création d’un plus grand nombre de logements sociaux ainsi que d’autres options abordables.

La mauvaise santé et la pauvreté sont liées, et un régime public d’assurance médicaments permettra aux Canadien·nes d’avoir accès aux médicaments d’ordonnance nécessaires, quels que soient leur revenu ou la région qu’ils habitent. Un meilleur accès à un soutien en matière de santé mentale et l’ajout de ressources additionnelles constitueront également des éléments clés de notre approche de lutte contre la pauvreté. Les néo-démocrates collaboreront avec les provinces et les territoires pour lancer un projet pilote pancanadien sur le revenu de base, en plus de poursuivre le programme de l’Ontario, afin de recueillir des données sur cette manière de lutter contre la précarité du revenu. L’élaboration d’un programme pancanadien, public et universel de services de garde d’enfants est également essentielle pour sortir les familles de la pauvreté et constitue un moyen important de donner à tous les enfants un bon départ en matière de développement précoce.

Enfin, faire en sorte que les Canadien·nes aient accès à des aliments sains et abordables est une pierre angulaire de notre stratégie alimentaire. Un programme pancanadien de nutrition scolaire veillera à ce qu’aucun enfant n’entre dans sa classe le ventre vide. Les enfants devraient toujours avoir accès à une alimentation saine et, ainsi, à la possibilité de se concentrer sur leurs apprentissages. De plus, les néo-démocrates veilleront à réformer le programme Nutrition Nord afin qu’il réponde mieux aux besoins des familles du Nord, dans le but de mettre fin à l’insécurité alimentaire chronique qui sévit dans cette région

 

 PARTI LIBÉRAL DU CANADA

En 2016, notre gouvernement libéral a instauré l’Allocation canadienne pour enfants (ACE) afin d’aider les parents à mieux subvenir aux besoins de leurs enfants. L’Allocation donne plus d’argent à neuf familles sur dix – une somme supplémentaire pour subvenir aux besoins de vos enfants, que ce soit pour de la nourriture ou pour des activités parascolaires, comme des activités sportives ou des cours de musique. En juillet 2019, l’ACE a été bonifiée une seconde fois, afin que les familles puissent compter sur une allocation qui compense la hausse du coût de la vie. Cela signifie que les bénéficiaires de l’ACE recevront dorénavant une allocation annuelle maximale de 6 639 $ par enfant de moins de 6 ans, et de 5 602 $ par enfant de 6 à 17 ans. Nous avons également amélioré l’accès à des services d’apprentissage et de garde pour jeunes enfants en accordant un investissement historique de 7,5 milliards de dollars sur 11 ans.

Un gouvernement libéral réélu:

  • Nous allons accroître ce soutien en augmentant de 15% la somme offerte aux parents d’enfants de moins d’un an, ce qui signifie que les parents auront jusqu’à 1 000 dollars de plus pour couvrir certaines dépenses, comme des couches et de la nourriture pour bébé.
  • Nous allons rendre non imposables les prestations de maternité et les prestations parentales de sorte que vous ayez plus d’argent au moment où le coût d’élever vos enfants est le plus cher.
  • Nous allons instaurer un congé de 15 semaines pour les parents adoptifs, ce qui donnera 7 000 dollars de plus à la famille moyenne qui en fera la demande.
  • Nous allons commencer à élaborer un système national de congés payés garantis pour les familles. Ainsi, même si des parents ne sont pas admissibles à un congé payé par l’assurance emploi (AE), ils recevront un revenu garanti pendant la première année cruciale de la vie de leur enfant. Il s’agit d’un plan ambitieux, mais aussi d’un plan qui évitera que des familles soient laissées pour compte.

De plus, le gouvernement libéral a élaboré la Stratégie nationale de réduction de la pauvreté afin de réduire de 20% la pauvreté d’ici 2020 et de 50% d’ici 2030. Nous avons ainsi instauré un seuil de pauvreté officiel, de même qu’un conseil consultatif national sur la pauvreté. La Stratégie de réduction de la pauvreté regroupe 22 milliards de dollars d’investissements dans la lutte contre la pauvreté qui ont permis de sortir 650 000 Canadiens de la pauvreté, dont 57 000 personnes âgées. Le gouvernement libéral a aussi élaboré la Stratégie nationale sur le logement(SNL), un plan ambitieux de plus de 55 milliards de dollars sur 10 ans qui créera 100 000 nouveaux logements, comblera les besoins en logement de 530 000 familles et permettra de réparer et de renouveler plus de 300 000 logements communautaires ainsi que de réduire de moitié l’itinérance chronique.

Puis, l’une des premières choses que nous avons faites à notre arrivée au pouvoir a été de ramener l’âge d’admissibilité à la Sécurité de la vieillesse(SV) et au Supplément de revenu garanti (SRG) de 67 ans à 65 ans. Nous avons également apporté des améliorations à l’exemption des gains du Supplément de revenu garanti ainsi qu’au Régime de pension du Canada, en plus d’améliorer l’assurance-emploi. Nous avons ainsi augmenté de 1000 $ par an les prestations complémentaires au SRG pour aider les aînés vivant seuls à faire face au coût de la vie et à couvrir des dépenses telles que l’épicerie. De plus, nous avons mis en œuvre d’un nouveau projet pilote visant à fournir jusqu’à cinq semaines supplémentaires de prestations d’assurance-emploi (AE) aux travailleurs saisonniers admissibles de 13 régions économiques ciblées, avons aidé les Canadiens à la recherche d’un emploi à retourner aux études sans craindre de perdre les prestations d’assurance-emploi, et avons donné aux parents plus de flexibilité avec la Prestation parentale partagée de l’assurance-emploi. Enfin, notons que ces mesures ne sont que quelques exemples des mesures que nous avons adoptées pour aider les familles et les personnes plus vulnérables.

Un gouvernement libéral réélu :

  • Dès l’âge de 75 ans, vous pourrez bénéficier de prestations de la SV bonifiées – nous allons les augmenter de 10 %. Cela représente une aide supplémentaire de 729 $ en moyenne et permettra à 20 000 aînés de sortir de la pauvreté.
  • De plus, nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les aînés qui perdent leur conjoint. C’est l’une des épreuves les plus difficiles à surmonter et le paiement de votre loyer est la dernière chose dont vous devriez vous soucier. C’est pour cela que nous augmenterons de 25 % les prestations de survivant du Régime de pensions du Canada (RPC) et du Régime de rentes du Québec (RRQ), pour une hausse des prestations maximales de plus de 2 000 $ par an. Mais surtout, cela vous donnera le temps et la tranquillité d’esprit nécessaires pour vous adapter à votre nouvelle vie.

Également, nous avons baissé les impôts de la classe moyenne, ce qui a permis au Canadien typique de la classe moyenne d’économiser près de 1 000 $ au cours des trois dernières années uniquement grâce à cette baisse d’impôts. Le gouvernement libéral a mis plus d’argent dans les poches de plus de 9 millions de Canadiennes et de Canadiens. Contrairement au Parti conservateur, qui ne cesse d’accorder la priorité à l’austérité, aux compressions et à ses amis bien nantis, notre gouvernement a mis en place un plan visant à investir dans les gens, les communautés et notre avenir. Dans le cadre de notre plan, les Canadiens et les Canadiennes disposent de plus d’argent, ce qui stimule la croissance économique, participe à la création de plus d’un million de nouveaux emplois, fait baisser le taux de chômage à des niveaux sans précédent et offre au Canada l’un des taux de croissance les plus élevés du G7. Cependant, il reste encore beaucoup à faire. Pendant qu’Andrew Scheer se concentre sur l’octroi de crédits d’impôt à quelques privilégiés, nous continuons de nous concentrer sur la classe moyenne et sur les personnes qui travaillent fort pour en faire partie.

Un gouvernement réélu :

  • Nous allons baisser les impôts de la classe moyenne. Dans le cadre de notre programme, vous ne paierez pas d’impôt sur la première tranche de 15 000 $ de votre revenu. Cela permettra au Canadien typique de la classe moyenne d’économiser 292 $ par année. Dans le cas d’une famille de la classe moyenne, ce sera 585 $ par année pour aider avec les dépenses de tous les jours.
  • Nous réduirons de 25 % les frais de téléphonie cellulaire, de sorte que vous n’aurez pas à choisir entre avoir un téléphone cellulaire et chauffer votre maison.
  • Nous mettrons donc 1 500 $ de plus par année directement dans les poches des familles canadiennes en baissant l’impôt de la classe moyenne et en réduisant de 25 % la facture du téléphone cellulaire.

L’ensemble de nos mesures vise à assurer un avenir viable pour les générations futures. Ainsi, comme vous avez pu le constater, au cours de notre mandat, nous avons investi dans les gens, plutôt que couper aveuglément dans les services à la population. Alors que les conservateurs veulent aider les 1 % les plus riches, l’équipe libérale visera toujours à améliorer la vie des familles de la classe moyenne et à la rendre plus abordable. Notre plan a fonctionné, car depuis 2015, plus d’un million d’emplois ont été créés au pays, le taux de chômage a atteint un creux historique et nous avons atteint le plus bas niveau de pauvreté de l’histoire du Canada, aidant plus de 900 000 personnes à sortir de la pauvreté, incluant près de 300 000 enfants. Nous avons réalisé des progrès concrets en investissant dans notre classe moyenne, en favorisant une croissance économique qui profite à tous et en protégeant l’environnement pour les générations à venir. Cependant, nous reconnaissons qu’il reste encore beaucoup à faire et nous continuerons à explorer toutes les options pour aider les Canadiennes et Canadiens qui travaillent fort pour faire partie de la classe moyenne.

 

 PARTI VERT DU CANADA

La pauvreté, l’insécurité du revenu, la dette étudiante, la pénurie de logements abordables, l’insalubrité de l’eau potable, la difficulté d’accès aux médecins de famille et le manque de services de garderies abordables ne sont pas inévitables pour l’un des pays les plus riches au monde. Au pire, le tout est le résultat de mauvaises décisions politiques, et au mieux, le résultat d’une politique de la négligence. Renouveler le contrat social est une priorité pour le Parti vert. Il faut commencer par renouveler notre engagement envers la vision du Canada à titre de société juste avec, pour fondement, un filet de sécurité social progressiste, juste et plein de compassion.

Soins de santé

Le Parti vert croit fermement aux principes et aux exigences de la Loi canadienne sur la santé . Il croit aussi qu’il y a lieu d’élargir le modèle universel de soins de santé à d’autres types de soins. Dans le respect de ces principes, nous appuyons l’innovation dans la prestation des services afin de mieux répondre aux besoins changeants de la population canadienne. Nous tenterons de nous assurer que tous les Canadiens et toutes les Canadiennes aient accès à un médecin de famille et que les soins primaires soient centrés sur le patient sans pour autant oublier la justice sociale, l’équité et la pertinence culturelle.

Un gouvernement vert:

  • Améliorerait le modèle de soins de santé, afin d’offrir l’assurance-médicaments pour tous et l’assurance soins dentaires aux Canadiens et aux Canadiennes à faible revenu.
  • Créerait un organisme chargé de faire l’achat en vrac de médicaments et de réduire la période de protection des brevets pour les médicaments.
  • Rétablirait l’Accord fédéral-provincial sur la santé avec un facteur de progression de 5,2% et fondant les transferts en matière de santé sur la démographie et les besoins réels en soins de santé dans chaque province et en remplaçant la formule actuelle fondée sur la croissance du PIB introduite par le gouvernement Harper et maintenue par les Libéraux.
  • Réorienterait le mandat de Santé Canada pour englober la santé mentale, les problèmes de toxicomanie, la promotion de la santé et la prévention contre la maladie ainsi que les risques que posent les changements climatiques à la santé de tous et de toutes.

Renforcer les revenus et soutenir les travailleurs et les travailleuses

Selon l’Enquête canadienne sur le revenu la plus récente, 9,5 pour cent de la population canadienne – 3,4 millions de personnes, environ – vivent sous le seuil de la pauvreté. Le taux de pauvreté est encore plus élevé pour les groupes marginalisés et vulnérables tels que les personnes ayant une incapacité, les mères de familles monoparentales et les aînés. Dans un pays aussi riche que le Canada, c’est inacceptable.

Le Parti vert:

  • Remplacera par un nouveau programme universel de revenu minimum garanti (RMG) l’actuel éventail de mesures de soutien du revenu telles les prestations d’invalidité, l’aide sociale et autres suppléments du revenu à l’intention des aînés. En s’inspirant de la Mesure du panier de consommation (MPC), le revenu minimum garanti pourrait varier selon les régions. On pourrait passer par le Conseil des gouvernements du Canada pour négocier le revenu minimum garanti dans les différentes régions du pays. À la différence des programmes de supplément du revenu existants, le revenu minimum garanti ne serait pas récupéré. Ceux qui gagnent plus que le revenu total admissible rendraient le RMG par le biais de leurs impôts.
  • Fixera le salaire minimum fédéral à 15 $ l’heure. Autrefois, le Canada disposait d’un salaire standard national, mais cette pratique a été écartée par un ancien gouvernement libéral et, depuis, des politiques salariales régressives – telles qu’un salaire d’apprentissage bien en-deçà du salaire minimum – ont été adoptées par différentes provinces. En rétablissant un salaire minimum fédéral, les Canadiens et les Canadiennes auront droit, à tout le moins, au même salaire minimum, peu importe leur lieu de résidence ou leurs lieux de travail.

Se loger à un prix abordable, en toute sécurité

Il est grand temps que le gouvernement du Canada passe à l’action, afin d’assurer à tous et à toutes du logement sûr et abordable. Le Parti vert bonifierait la contribution du gouvernement fédéral pour répondre aux besoins de la population canadienne en matière de logement au moyen d’investissements directs, de changements aux politiques fiscales, de programmes de prêts et de subventions. Le PVC consacrerait ses énergies à répondre aux besoins les plus pressants.

Le Parti vert:

  • Augmentera le Fonds national de co-investissement pour le logement de 750 millions de dollars pour les nouvelles constructions et l’Allocation canadienne d’aide au logement de 750 millions de dollars pour aider les 125 000 ménages qui sont locataires.
  • Établir une stratégie nationale sur le logement coopératif pour actualiser les mécanismes de financement des logements coopératifs en partenariat avec la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), les coopératives de logement, les caisses de crédit et autres bailleurs de fonds.
  • Offrir du financement aux organismes et aux coopératives de logement sans but lucratif afin de bâtir ou de restaurer des logements éconergétiques de qualité à l’intention des aînés, des personnes ayant des besoins spéciaux et des familles à faible revenu.
  • Rétablir les mesures fiscales incitatives pour la construction de logements construits spécialement pour la location et offrir des crédits d’impôt pour les dons de terres ou de terres et d’immeubles aux fiducies foncières communautaires afin d’offrir du logement abordable.

Prendre soin de nos enfants

Le Canada doit consacrer des ressources supplémentaires à la mise en place d’un système d’apprentissage préscolaire et de garde d’enfants (AGJE) qui est universel et abordable. Ce n’est pas possible sans l’apport de fonds publics. Le Canada a besoin d’un système AGJE pour favoriser un pays plus vert. Ainsi, le programme de garderies d’un gouvernement vert prévoirait des emplois d’éducateurs et d’éducatrices qui contribuent à la vitalité des collectivités locales. L’emplacement des garderies doit rejoindre les besoins de la famille et se trouver à proximité des axes actuels du transport public, y compris les écoles de quartier, d’autres immeubles locaux, lieux de travail et plaques tournantes du transport en commun.

Des services de garde de qualité sont garants d’excellents résultats sociaux et économiques, tant à court terme qu’à long terme, car ils:

  • Permettent aux femmes de se joindre à la population active, de parfaire leurs études et d’obtenir de la formation.
  • Contribuent à la santé, à l’épanouissement et au bien-être des enfants pendant leur petite enfance, ce qui les prépare bien à l’apprentissage et à la vie.
  • Encouragent l’inclusion et le respect de la diversité à l’égard des enfants ayant une incapacité, de ceux issus de différents groupes ethniques ou raciaux, des néo-canadiens et des enfants défavorisés.
  • Freinent le dérapage du Canada vers une société plus inégale.

Un gouvernement vert s’empresserait d’augmenter le financement fédéral des services de garde afin d’atteindre la référence internationale d’un pour cent du PIB annuel, au minimum, en contribuant un milliard de dollars de plus par année jusqu’à ce que le système AGJE éprouvé permette au Canada d’atteindre cette référence. Il éliminerait la TPS sur les frais de construction associés à la création de places supplémentaires dans les garderies.

Investir dans l’enseignement post-secondaire

L’accès universel à des études post-secondaires de qualité et à la formation professionnelle est un droit et non un privilège. Notre société sera plus forte si ses citoyens et ses citoyennes sont instruits, bien informés et qu’ils exercent la pensée critique. De plus, l’enseignement post-secondaire figure au nombre des obligations du Canada aux termes des traités intervenus avec les Autochtones et un des grands axes de la réconciliation. Le gouvernement fédéral doit réinvestir dans le système. Le budget vert allouerait dix milliards de dollars pour l’enseignement postsecondaire et pour le soutien aux écoles de métier.

Un gouvernement vert:

  • Permettrait aux étudiants canadiens de poursuivre gratuitement leurs études collégiales et universitaires. Pour financer cette initiative, il suffirait de repenser les dépenses actuelles en bourses, crédits d’impôt pour les frais de scolarité, frais associés à l’administration du système des prêts-étudiants et les centaines de millions de dollars en prêts-étudiants qui sont radiés des livres à chaque année. Les bourses d’études offertes par les collèges et les universités pourraient servir à couvrir d’autres frais d’études.
  • Affecterait aux universités une partie des paiements de transfert effectués par le gouvernement fédéral aux provinces en offrant plus aux universités et aux collèges qui misent davantage sur les contacts enseignants-étudiants, le mentorat, les politiques d’inclusion et l’embauche des enseignants sur la voie de la permanence.
  • Éliminerait le plafond de deux pour cent sur toute augmentation du financement des études des Autochtones et veiller à ce que tous les jeunes Autochtones puissent accéder à l’enseignement post-secondaire.
  • Radierait la portion de l’actuelle dette étudiante redevable au gouvernement fédéral.

Respecter et soutenir les aînés

Aux termes du contrat social intervenu entre le gouvernement et ses citoyens et citoyennes, le gouvernement a le devoir essentiel de veiller à ce qu’ils et elles puissent vivre une vie digne et gratifiante alors qu’elles avancent en âge. Les engagements du Parti vert – la garantie d’un revenu de subsistance, le régime universel d’assurance-médicaments, les transports en commun, la rénovation des maisons et le logement abordable – sont autant de façons de veiller à leur qualité de vie.

Un gouvernement vert élaborerait également une stratégie nationale pour les aînés qui aurait les priorités suivantes :

  • S’assurer que le Régime de pensions du Canada (RPC) demeure complet et souple pour répondre aux besoins changeants et aux circonstances du moment en augmentant, avec le temps, le taux de remplacement du revenu de 25 à 50 pour cent du revenu gagné durant les années au travail.
  • Réglementer l’Office d’investissement du RPC pour qu’il cède ses actions de houille, de pétrole et de gaz et s’assurer que tous ses placements sont éthiques et promeuvent la durabilité environnementale.
  • Encourager les projets novateurs de partage du domicile et autres mesures afin que les aînés puissent rester à la maison aussi longtemps que possible. Augmenter le nombre de lits pour soins de longue durée dans les installations locales.
  • Protéger les régimes de pension privés en modifiant la Loi sur la faillite et l’insolvabilité et la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies pour donner prééminence aux pensionnés et au régime de retraite dans la hiérarchie des créanciers advenant qu’une entreprise fasse l’objet de procédures d’insolvabilité.
  • En collaboration avec les professionnels de la santé et les gouvernements provinciaux et territoriaux, élaborer et financer une stratégie nationale sur la démence. D’ici 25 ans, le nombre de Canadiens et de Canadiennes atteints de démence pourrait s’élever à 1,3 million, ce qui représente les coûts économiques, sociaux et de santé les plus élevés associés à une maladie. Cette stratégie favoriserait la recherche, une plus grande qualité de vie pour les patients et les soignants ainsi que la sensibilisation du grand public à la maladie en vue d’en réduire la stigmatisation.
  • Modifier le projet de loi sur l’aide à mourir afin que tous et toutes aient le choix de mourir dans la dignité, y compris le droit aux directives préalables et la garantie de pouvoir établir un « testament biologique » grâce auquel on pourra circonscrire ou refuser des traitements médicaux et des interventions médicales.

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