Plusieurs ont noté l’insuffisance et l’inadéquation des barèmes du régime d’aide sociale et les ont identifiées comme des vecteurs d’itinérance. De fait, le Barreau a questionné, devant cette Commission lors de l’étude de la Loi sur l’aide aux personnes et aux familles, la distinction des barèmes en fonction d’un rapport au marché du travail alors que le but énoncé de cette loi est d’assurer à tous et à toutes leurs besoins essentiels. Comme le rappelle la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, lors de l’étude de projets de loi sur l’assistance sociale, le niveau des barèmes ne rencontre en aucune façon les besoins essentiels des personnes.

Barreau du Québec

Mémoire sur le phénomène de l’itinérance au Québec. « Les personnes en situation d’itinérance : détentrices de droits fondamentaux », octobre 2008 : p.5

Sur 10 personnes qui reçoivent de l’aide financière de dernier recours, près de 4 n’ont pas de véritable chez soi. Pour joindre les deux bouts, elles sont pensionnaires ou chambreurEs.

Source: Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (2016), Rapport statistique sur la clientèle des programmes d’assistance sociale, janvier 2016, p. 2, www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/prestataires-assistance-emploi/