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memoire prebud

En 2002, l’Assemblée nationale du Québec a adopté la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. L’objet de cette loi, adoptée à l’unanimité, est de « guider le gouvernement et l’ensemble de la société québécoise vers la planification et la réalisation d’actions pour combattre la pauvreté, en prévenir les causes, en atténuer les effets sur les individus et les familles, contrer l’exclusion sociale et tendre vers un Québec sans pauvreté ».

Presque vingt-cinq ans plus tard, et après quatre plans de lutte contre la pauvreté, un constat ressort : aucun des gouvernements successifs n’a pris au sérieux l’objet de cette loi, qui est d’aspirer à éliminer la pauvreté au Québec.

Pour espérer « tendre vers un Québec sans pauvreté », le gouvernement devra inévitablement changer de discours et reconnaître que la pauvreté est inacceptable, car elle constitue un déni des droits et libertés ainsi qu’une atteinte au respect et à la protection de la dignité des personnes qui la subissent.

Ce mémoire porte neuf recommandations regroupées en trois catégories :

Recommandations visant à améliorer le revenu des personnes en situation de pauvreté :

  1. Hausser les protections publiques de façon à assurer à tous les ménages un revenu au moins égal à la Mesure du panier de consommation (MPC).
  2. Augmenter le salaire minimum pour qu’une personne seule qui travaille 35 heures par semaine vive hors de la pauvreté.

Recommandations visant à alléger le fardeau financier des personnes en situation de pauvreté :

  1. Adopter une politique globale en habitation, basée sur la reconnaissance du droit au logement.
  2. Adopter une loi-cadre sur le droit à l’alimentation.
  3. Interdire le privé en santé et élargir la couverture du régime public d’assurance maladie à un plus grand nombre de soins de santé.
  4. Assurer la gratuité et l’accès universel à l’éducation, des centres de la petite enfance aux études supérieures.

Recommandations visant à réformer la fiscalité afin de la rendre plus progressive et ainsi accroître la marge de manœuvre du gouvernement :

  1. Faire passer de 4 à 8 le nombre de paliers d’imposition pour les particuliers.
  2. Instaurer un impôt sur le patrimoine.
  3. Imposer la totalité des gains en capital des particuliers.